De la grume à la chaise : le processus industriel en un coup d’œil
Une chaise en bois massif paraît simple, mais c’est l’un des produits les plus exigeants du meuble. Elle est petite, donc chaque défaut se voit. Elle subit des charges dynamiques des milliers de fois par an, de la part de personnes qui se balancent sur deux pieds. Et ses assemblages se trouvent précisément là où les efforts se concentrent. Fabriquer des chaises en série, c’est donc enchaîner des étapes dont chacune peut compromettre la suivante :
- Scier les grumes en planches et les sécher à une humidité maîtrisée.
- Optimiser : purger les nœuds, fentes et autres défauts, et tronçonner les ébauches à longueur.
- Former les courbes par cintrage à la vapeur, par collage de lames minces sur un gabarit, ou par découpe de pièces courbes dans du massif ou des ébauches collées.
- Usiner les pièces sur machines CN : profils, mortaises, tenons, perçages de tourillons et angles composés.
- Poncer, assembler et coller le bâti.
- Finir à la teinte, à l’huile ou au vernis, puis passer au rembourrage et au montage final.
- Contrôle qualité et emballage, souvent à plat ou en partie montée.
Les sections qui suivent reprennent cette chaîne, puis abordent les normes d’essai européennes qu’une chaise doit satisfaire et les chiffres de l’industrie européenne de la chaise.

Choisir l’essence : hêtre, chêne et frêne
L’industrie moderne de la chaise en bois s’est construite sur le hêtre. La chaise n° 14 de Michael Thonet, lancée en 1859, se composait de six pièces de hêtre cintré à la vapeur, de dix vis et de deux écrous. Ce fut le premier meuble conçu pour être expédié en pièces détachées, et il s’en était vendu 50 millions d’exemplaires en 1930.1 Le hêtre reste aujourd’hui le choix par défaut pour les chaises en Europe centrale, et pour de bonnes raisons.
- Le hêtre (Fagus sylvatica) est dur, résistant et de grain fin. À l’essai Janka, il atteint environ 6 460 N, contre environ 4 980 N pour le chêne européen.2 Il se cintre bien après étuvage, prend la teinte de façon homogène et s’usine avec des arêtes nettes. Son point faible est son travail avec l’humidité, que le séchage et la conception doivent maîtriser.
- Le chêne est choisi pour son aspect : un veinage marqué, une couleur chaude et une image haut de gamme. Il est moins dur que le hêtre mais travaille moins avec les variations d’humidité.2
- Le frêne est tenace et élastique, un bois traditionnel pour les pièces cintrées et élancées comme les dossiers et les barreaux. Sa dureté Janka est d’environ 6 580 N, la plus élevée des trois.2
Le Forest Products Laboratory (FPL) américain cite le chêne blanc, le chêne rouge, l’orme, le hickory, le frêne, le hêtre, le bouleau, l’érable, le noyer, le copalme et l’acajou parmi les essences couramment utilisées pour les pièces cintrées.4 Le guide du hêtre et la comparaison chêne, hêtre et frêne détaillent chaque essence.
Séchage et maîtrise de l’humidité des pièces de chaise
Une chaise est un bâti de petites pièces assemblées en travers du fil, et chaque assemblage est un point où se rencontrent des bois aux sens de fil différents. Si les pièces sont trop humides au montage, elles se rétractent dans la pièce chauffée et les assemblages prennent du jeu ; si elles sont trop sèches, elles gonflent et fendent autour des tenons. Le FPL recommande que le mobilier d’intérieur soit fabriqué à une humidité moyenne de 8 %, les pièces individuelles se situant entre 6 % et 10 %, pour la majeure partie des États-Unis.3 Pour les logements et restaurants chauffés d’Europe centrale, cet objectif est un bon point de départ.
Un séchage artificiel terminé par une égalisation et un conditionnement compte particulièrement pour les chaises, car les pièces sont refendues et profilées dans des planches plus épaisses. Les contraintes restées dans les planches les font se cintrer dès qu’on les découpe. Le guide du séchage en séchoir explique les programmes de séchage.
Former les courbes : cintrage à la vapeur, lamellé-collé cintré ou découpe dans le massif
Ce sont les courbes qui rendent une chaise confortable, et il existe trois manières de les obtenir.
Cintrage à la vapeur
La chaleur et l’humidité ramollissent la lignine qui lie les fibres du bois : le bois peut alors être cintré, puis se fige dans sa nouvelle forme en refroidissant et en séchant. Le FPL recommande un étuvage ou une ébullition d’environ 15 minutes par centimètre d’épaisseur pour un bois à 20–25 % d’humidité, et d’environ 30 minutes par centimètre pour un bois plus sec. Le bois étuvé peut être comprimé de 25–30 % dans le sens du fil mais ne s’allonge que de 1–2 % ; le cintrage se fait donc contre un feuillard métallique qui empêche la face extérieure de s’étirer.4
Pour la plupart des pièces de chaises et de meubles, le bois à cintrer doit être à 12–20 % d’humidité avant étuvage : des lattes de dossier légèrement cintrées peuvent être faites dans un bois à 12 %, tandis que des cintrages prononcés sur gabarit demandent 15–20 %.4 Après cintrage, la pièce refroidit et sèche dans son gabarit jusqu’à ce que la forme soit fixée.
Lamellé-collé cintré
De fines lames de bois sec sont collées entre elles et pressées sur un gabarit courbe en une seule opération. Chaque lame ne se cintrant que légèrement, aucun étuvage n’est nécessaire ; les courbes lamellées-collées sont plus résistantes que les pièces cintrées d’un seul tenant, se déforment moins avec l’humidité et autorisent des rayons qu’une pièce unique ne pourrait atteindre.4 Les coques d’assise en contreplaqué moulé en sont l’exemple le plus connu.
Découpe dans le massif
Les traverses de dossier courbes, les accoudoirs et les rives d’assise peuvent aussi être découpés sur machine CN dans du massif ou dans des ébauches lamellées-collées. Cette méthode consomme plus de bois, car le fil traverse la courbe en ligne droite et le bois tranché en bout affaiblit la pièce aux extrémités, mais elle ne demande aucun gabarit et convient aux petites séries et aux formes complexes.
Usinage des pièces de chaise sur CN 3 et 5 axes
Une chaise compte très peu d’angles droits. Les pieds arrière s’inclinent et se courbent, les traverses d’assise rejoignent les pieds selon des angles composés, et les tenons d’un pied évasé pointent dans deux directions à la fois. Une défonceuse CN 3 axes déplace l’outil selon X, Y et Z, ce qui couvre les pièces planes, les profils et les perçages réalisés d’un seul côté. Une machine 5 axes peut en outre incliner et faire pivoter l’outil : elle taille une mortaise inclinée, détoure un pied courbe ou façonne un accoudoir en un seul serrage.
Le gain tient autant à la précision qu’à la vitesse. Chaque reprise de serrage ajoute une petite erreur, et les assemblages d’une chaise ne résistent aux essais de fatigue que si tenons et mortaises s’ajustent de façon constante. Le guide de l’usinage CN des bois feuillus traite des outils, des avances et du comportement particulier du chêne.
Des assemblages qui résistent aux essais de fatigue
Une chaise casse rarement d’un coup. Elle cède par fatigue : un assemblage qui prend un peu de jeu à chaque balancement, jusqu’à ce que le joint de colle se fissure. Les normes européennes jugent précisément cela. Une chaise est conforme si, pendant et après les essais, aucun élément, assemblage ou composant ne s’est rompu, aucun assemblage censé être rigide ne s’est desserré, aucune pièce majeure n’est sensiblement déformée et la chaise fonctionne encore.5
- L’assemblage tenon-mortaise est la référence pour relier pieds et traverses : une grande surface de collage et un verrouillage mécanique contre la déformation en parallélogramme.
- Les assemblages à tourillons conviennent à la production en série et aux chaises livrées en kit. Le diamètre, la longueur, l’entraxe et l’ajustement des tourillons déterminent leur résistance.
- Les taquets et équerres d’angle placés sous l’assise rigidifient le bâti contre la déformation en parallélogramme, principal effort lorsqu’un utilisateur se penche en arrière.
- Les assemblages vissés et boulonnés permettent un transport en pièces détachées, comme pour la Thonet n° 14, mais doivent être freinés pour ne pas se desserrer.
Le choix de la colle compte autant que la géométrie : le joint de colle d’une chaise doit supporter des charges cycliques et les variations d’humidité d’une pièce chauffée. Le guide des colles pour bois feuillus explique les classes de durabilité comme D3 et D4.
Ponçage, finition et contrôle qualité
Les pièces usinées sont poncées avant montage, car les angles intérieurs d’un bâti de chaise deviennent ensuite difficiles d’accès. Sur le hêtre, faire lever le fil à l’eau puis effectuer un léger ponçage final donne une surface teintée plus lisse. Le vernis est la finition habituelle des sièges de collectivité, où comptent la facilité de nettoyage et la résistance à l’abrasion ; l’huile et l’huile-cire dure conviennent aux chaises domestiques et à un toucher naturel.
Les normes européennes sur les sièges fixent aussi des exigences de sécurité qui vont au-delà de la résistance. Dans l’édition 2013 de l’EN 16139, par exemple, les angles accessibles et les arêtes en contact avec l’utilisateur doivent être arrondis ou chanfreinés, les autres arêtes exemptes de bavures, et les éléments creux fermés.5 C’est à la finition et au contrôle qualité que ces détails sont vérifiés.
Garnissage et montage final
Beaucoup de chaises en bois massif quittent l’usine avec une assise ou un dossier rembourrés. Les galettes d’assise sont généralement montées sur une base en contreplaqué ou en bois massif, avec de la mousse et un tissu ou un cuir, puis vissées au bâti pour pouvoir être remplacées. Le garnissage ajoute deux points au cahier des charges : la résistance à l’abrasion du tissu et son comportement au feu. Ni l’EN 12520 ni l’EN 16139 ne les couvrent : elles excluent la durabilité des matériaux de garnissage et l’inflammabilité, qui relèvent de normes propres.7,8

Les normes européennes de la chaise expliquées
Trois familles de normes comptent pour une chaise en bois vendue en Europe. Elles sont d’application volontaire, mais les contrats et les appels d’offres y font souvent référence.
EN 1728 pour les méthodes d’essai, EN 1022 pour la stabilité
L’EN 1728 définit les méthodes d’essai de résistance et de durabilité de tous les types de sièges, quels que soient leur usage, leur matériau ou leur construction. Elle ne fixe aucun niveau d’acceptation : les exigences propres à chaque usage figurent dans d’autres normes.10 La stabilité au basculement est essayée selon l’EN 1022.5 Les normes d’exigences ci-dessous renvoient à ces méthodes et fixent les charges et les nombres de cycles.
EN 12520 : sièges à usage domestique (édition 2024)
L’EN 12520 fixe les exigences minimales de sécurité, de résistance et de durabilité pour tous les types de sièges domestiques pour adultes, sur la base d’utilisateurs pesant jusqu’à 110 kg. L’édition 2024 a remplacé celle de 2015 et s’applique depuis le 15 novembre 2024.7 Selon SGS, ses principales évolutions comprennent des exigences sur le coincement des doigts, une nouvelle catégorie pour les sièges à piétement central, une charge statique verticale plus élevée sur les accoudoirs (750 N au lieu de 700 N), de nouvelles règles de choc sur l’assise pour les sièges réglables en hauteur et un essai de durabilité de 5 000 cycles pour les sièges à commande électrique.11
Le laboratoire britannique FIRA décrit l’essai de fatigue combiné assise-dossier de l’édition 2015 : 25 000 cycles, avec 1 000 N sur l’assise et 300 N sur le dossier, soit trois à quatre jours sur le banc d’essai.6 Nous n’avons pas vu le tableau de 2024 : vérifiez les nombres de cycles en vigueur auprès de votre laboratoire d’essai.
EN 16139 : sièges à usage non domestique, niveaux L1 et L2 (édition 2025)
L’EN 16139 couvre les sièges à usage non domestique pour adultes jusqu’à 110 kg : chaises de cafés, restaurants, hôtels, bureaux (hors sièges de travail de bureau), salles publiques et lieux similaires. L’édition 2025 a remplacé celle de 2013 et s’applique depuis le 1er août 2025 ; elle ajoute notamment un essai normatif de durabilité latérale de l’assise et une justification pour les sièges à piétement central.8
La norme prévoit deux niveaux de sévérité d’essai. L1, usage général, couvre les bureaux, salles d’exposition, salles publiques, cafés, restaurants, cantines, banques et bars. L2, usage extrême, couvre les lieux où les sièges subissent des charges extrêmement élevées ou un usage abusif, comme les boîtes de nuit, commissariats de police, gares et terminaux de transport, vestiaires sportifs, prisons et casernes.5
C’est sur le nombre de cycles que sièges de collectivité et sièges domestiques se séparent. Dans l’édition 2013, telle que reprise dans le rapport d’un laboratoire accrédité, l’essai de durabilité combiné assise-dossier compte 100 000 cycles en L1 et 200 000 en L2, avec 1 000 N sur l’assise et 300 N sur le dossier. Le bord avant de l’assise subit 50 000 ou 100 000 cycles à 800 N et les accoudoirs 30 000 ou 60 000 cycles à 400 N.5 Un rapport indépendant du Danish Technological Institute portant sur un canapé essayé en L2 en 2019 indique les mêmes 200 000, 100 000 et 60 000 cycles.12 Sur les bancs du FIRA, 100 000 cycles prennent neuf à dix jours et 200 000 en prennent quinze à seize.6
Voir les données
| EN 12520:2015 (domestique) | EN 16139:2013 L1 (usage général) | EN 16139:2013 L2 (usage extrême) | |
|---|---|---|---|
| Assise et dossier (1 000 N + 300 N) | 25 000 cycles | 100 000 cycles | 200 000 cycles |
| Bord avant de l’assise (800 N) | – | 50 000 cycles | 100 000 cycles |
| Accoudoir (400 N) | – | 30 000 cycles | 60 000 cycles |
Les valeurs EN 12520 pour le bord avant et les accoudoirs ne figurent pas, faute d’avoir pu les vérifier dans une source ouverte. Vérifiez les éditions en vigueur (EN 12520:2024, EN 16139:2025) auprès de votre laboratoire d’essai. Source: Kinnarps Test and Verification Center, rapport 23-TA29114 (exigences de l’EN 16139:2013) ; Danish Technological Institute, rapport 877705-5 (L2) ; FIRA International (EN 12520:2015, assise et dossier).
S’y ajoutent des essais de surcharge statique. Selon l’EN 16139:2013, l’assise reçoit 1 600 N en L1 et 2 000 N en L2, le bord avant de l’assise 1 300 N ou 1 600 N, et les accoudoirs 400 N ou 900 N latéralement.5
| Essai (méthode EN 1728) | L1 usage général | L2 usage extrême |
|---|---|---|
| Charge statique verticale sur l’assise | 1 600 N | 2 000 N |
| Charge statique horizontale sur le dossier | 560 N | 700 N |
| Charge statique sur le bord avant de l’assise | 1 300 N | 1 600 N |
| Charge statique latérale sur l’accoudoir | 400 N | 900 N |
| Charge statique verticale sur l’accoudoir | 750 N | 900 N |
Source: Kinnarps Test and Verification Center (2023), rapport d’essai 23-TA29114, tableau des exigences de l’EN 16139:2013.
Les deux normes ayant de nouvelles éditions, un rapport d’essai selon l’EN 16139:2013 ou l’EN 12520:2015 évalue la chaise au regard d’un texte remplacé. Son acceptation relève de la décision de l’acheteur ; pour les nouveaux appels d’offres, demandez à quelle édition se réfère le rapport et si la chaise a été réévaluée au regard des modifications.
L’industrie européenne de la chaise en chiffres
Les statistiques douanières distinguent, parmi les sièges à bâti en bois, les sièges rembourrés (SH 940161) et les non rembourrés (SH 940169), soit la chaise en bois classique. En 2025, l’Italie était le premier exportateur de l’UE de sièges à bâti en bois non rembourrés avec 104,2 millions d’euros, devant l’Allemagne (76,4 millions d’euros), la Pologne (69,2 millions d’euros), l’Espagne (51,3 millions d’euros) et la Roumanie (48,2 millions d’euros). Pour les sièges à bâti en bois rembourrés, la Pologne domine avec 2 563,7 millions d’euros, devant l’Italie avec 1 684,2 millions d’euros.9 Il s’agit d’exportations vers toutes destinations, y compris les autres pays de l’UE.
Au cours de la dernière décennie, les exportations roumaines de sièges à bâti en bois non rembourrés ont oscillé entre environ 45 et 70 millions d’euros par an, avec un pic à 69,5 millions d’euros en 2022. Les sièges à bâti en bois rembourrés ont culminé à 504,8 millions d’euros en 2022 avant de retomber à 325,6 millions d’euros en 2025.9
Voir les données
| Année | Rembourrés (SH 940161) | Non rembourrés (SH 940169) |
|---|---|---|
| 2015 | 414,5 M€ | 51,2 M€ |
| 2016 | 438,0 M€ | 44,7 M€ |
| 2017 | 433,9 M€ | 48,6 M€ |
| 2018 | 387,1 M€ | 49,2 M€ |
| 2019 | 379,1 M€ | 48,3 M€ |
| 2020 | 335,9 M€ | 47,9 M€ |
| 2021 | 439,4 M€ | 61,7 M€ |
| 2022 | 504,8 M€ | 69,5 M€ |
| 2023 | 436,0 M€ | 57,1 M€ |
| 2024 | 399,8 M€ | 51,9 M€ |
| 2025 | 325,6 M€ | 48,2 M€ |
Hors SH 940199 (parties de sièges non en bois, en grande partie pour l’automobile), qui représente l’essentiel du total SH 9401 de la Roumanie. Source: Eurostat Comext DS-045409, consulté le 23 octobre 2026.
Une mise en garde pour lire les chiffres roumains : les exportations totales de la position SH 9401, « sièges », atteignaient 1 362,6 millions d’euros en 2025, mais plus de la moitié, 739,3 millions d’euros, concernait des parties de sièges qui ne sont pas en bois, en grande partie destinées à l’industrie automobile.9 Pour les chaises en bois, utilisez les codes 940161 et 940169.
Comment nous fabriquons les chaises en bois massif chez SARAL
Spécifier des chaises ou des composants de chaises : la liste de l’acheteur
- Usage et norme. Domestique (EN 12520) ou collectivité (EN 16139) et, pour la collectivité, niveau L1 ou L2.
- Preuves d’essai. Quel laboratoire, quelle norme et quelle édition, quel niveau, et si l’échantillon essayé correspond à la chaise que vous achetez, essence et conception des assemblages comprises.
- Essence et choix. Hêtre, chêne ou frêne ; hêtre étuvé ou non étuvé ; variations de couleur et nœuds admis.
- Humidité. Valeur cible et tolérance pour les pièces au montage, environ 8 % pour les intérieurs chauffés.3
- Construction. Pièces massives, lamellées-collées ou cintrées ; types d’assemblages ; classe de durabilité de la colle.
- Finition. Vernis, huile ou teinte ; référence de couleur ; résistance aux produits d’entretien pour l’usage en collectivité.
- Garnissage. Densité de la mousse, tissu ou cuir, résistance à l’abrasion et norme de comportement au feu exigée sur votre marché.
- Emballage et livraison. Monté ou en kit, empilabilité, spécification des cartons et plan de palettisation.
- Composants seuls. Si vous assemblez vous-même, envoyez des plans ou des fichiers 3D avec tolérances, et convenez de la manière dont les pièces seront mesurées à réception.
Questions fréquentes
Quelle différence entre l’EN 12520 et l’EN 16139 ?
L’EN 12520 couvre les sièges à usage domestique, l’EN 16139 les sièges à usage non domestique, comme les chaises de restaurant, d’hôtel ou les chaises visiteurs de bureau. Les deux tablent sur des utilisateurs jusqu’à 110 kg, mais la norme collectivité exige bien plus de cycles de fatigue : selon l’EN 16139:2013, 100 000 cycles assise-dossier en L1 et 200 000 en L2, contre 25 000 que le FIRA indique pour l’EN 12520:2015.5,6,7,8
Quel bois choisir pour des chaises en bois massif ?
Le hêtre est le choix classique : dur, résistant et facile à cintrer, comme l’ont montré les chaises Thonet.1,2 Le frêne est plus tenace et convient aux pièces cintrées et élancées ; le chêne est choisi surtout pour son aspect et travaille moins avec l’humidité.2
Que signifie L2 pour une chaise ?
L2 est le niveau d’essai « usage extrême » de l’EN 16139, pour les lieux où les sièges subissent des charges très élevées ou un usage abusif, comme les boîtes de nuit, les terminaux de transport ou les prisons. Les restaurants, cafés, hôtels et bureaux relèvent du niveau L1.5
Les rapports d’essai selon l’EN 16139:2013 sont-ils encore valables ?
L’édition 2013 a été remplacée par l’EN 16139:2025.8 Un ancien rapport décrit toujours le comportement de la chaise, mais il se réfère à une norme remplacée. Beaucoup d’acheteurs l’acceptent pour des produits existants ; pour un nouvel appel d’offres, demandez à l’acheteur quelle édition il exige.
