La marque et le produit
FlexBuddy® est un accessoire d’étirement vendu sous l’égide de FeetUp®. Il se compose de deux courtes barres en bois reliées par une sangle. On place une barre sous la plante des pieds, on tient l’autre à deux mains et on règle la longueur grâce aux boucles de la sangle ; pour un réglage plus fin, on fait rouler la barre des mains pour que la sangle s’enroule autour.1 La marque le présente comme un appareil pour étirer les épaules, le dos, les hanches et les ischio-jambiers en quelques minutes par jour, le décrit comme breveté et le vend en deux versions : le FlexBuddy classique et le FlexBuddy Plus, qui ajoute une boucle pour une plus grande variété d’exercices.1,3
Les matériaux sont précisés par la marque. Les barres sont en hêtre naturel, et la sangle est une bande de coton fabriquée, selon les termes de la marque, d’après sa propre recette.2,3 Les images produits indiquent des dimensions de 32 × 7 × 5 cm, assez petites pour un sac à dos.3 Cet article présente le projet FlexBuddy® tel que nous l’avons mené dans notre usine de Bălțați, dans le județ de Iași.
Le défi : un objet simple avec trois détails difficiles
Deux bâtons et une sangle seraient faciles à fabriquer une fois. Les fabriquer à l’identique en série, pour que chaque appareil offre la même sensation en main et dure aussi longtemps que la marque le promet, pose trois problèmes.
- Le bois. Les barres sont tenues à mains nues et appuyées contre des pieds nus. Chaque arête doit être arrondie, chaque surface lisse, et la barre doit être assez résistante pour ne pas fléchir ni fendre sous la traction de deux jambes et de deux bras.
- Le textile. La sangle n’est pas une ceinture achetée toute faite. Ses boucles fixent les crans de longueur de l’appareil : la longueur des boucles et la position des coutures doivent donc se répéter d’une sangle à l’autre.
- L’interface. La sangle doit tenir une barre ronde assez fermement pour transmettre la traction, tout en laissant l’utilisateur faire rouler la barre pour l’enrouler. Cet équilibre entre maintien et réglage est le détail que les utilisateurs remarquent en premier.
La marque vend aussi l’appareil avec une garantie à vie et affirme que la qualité des coutures doit tenir toute une vie.2 Pour un produit cousu, c’est une promesse forte, et elle déplace sur les coutures le centre de gravité de tout le projet.

Ce que SARAL a mis en place : le bois et le textile sous un même toit
FlexBuddy® est un produit qui ne fonctionne que si le travail du bois et la couture sont planifiés ensemble. Le diamètre d’une barre détermine la taille de la boucle qui l’entoure et la longueur de sangle absorbée par un tour. Chez SARAL, les deux métiers sont dans la même usine, ce qui a permis de développer le projet comme un seul produit plutôt que comme deux pièces venant de deux fournisseurs.
Le côté bois s’appuie sur la même chaîne que nos composants de meubles : bois feuillu séché en séchoir, usinage à dimension et, pour les logos et les marquages, notre gravure laser à commande numérique. Le côté textile, c’est l’atelier de couture que SARAL a créé pour le coussin en similicuir du FeetUp® Trainer et qui est entré en service en 2021 ; l’étude de cas FeetUp® raconte cette partie de l’histoire.

Matériaux et assemblages
Le hêtre convient aux barres pour les mêmes raisons qu’il convient aux pieds et aux traverses de chaises. Il est dur, solide et résistant à l’usure, et il s’usine, se finit et se tourne bien.4 Notre guide du hêtre européen présente ses propriétés et explique pourquoi il reste le bois classique des pièces manipulées tous les jours.
| Composant | Matériau | Rôle dans l’appareil | Fabriqué chez SARAL dans |
|---|---|---|---|
| Barre des pieds | Hêtre naturel | Se place sous la plante des pieds | La production bois |
| Barre des mains | Hêtre naturel | Tenue à deux mains ; on la fait rouler pour affiner la longueur | La production bois |
| Sangle | Bande de coton | Relie les barres ; les boucles règlent la longueur par crans | L’atelier de couture |
| Boucle supplémentaire (Plus uniquement) | Bande de coton | Élargit la gamme d’exercices | L’atelier de couture |
Source: Pages produits et FAQ FlexBuddy (matériaux, utilisation, boucle Plus), consultées le 24 octobre 2026 ; SARAL (lieu de fabrication de chaque pièce).
Un FlexBuddy® ne comporte ni assemblage collé ni vis. L’« assemblage », c’est la sangle elle-même : une boucle cousue autour de chaque barre. La couture devient ainsi la liaison structurelle du produit, l’équivalent du tenon et de la mortaise d’une chaise. Un assemblage de chaise est soumis à des essais de fatigue parce qu’il prend un peu de jeu à chaque charge ; une couture n’est pas différente. Elle doit garder sa résistance pendant des milliers d’étirements sans que les points ne s’arrachent du coton.
La sangle en coton et l’atelier de couture de SARAL
Le coton était le choix de la marque pour une sangle qui touche la peau et les pieds nus. Il est agréable en main, et il fait reposer le poids de la conception sur la couture : les coutures doivent répartir la traction sur toute leur longueur plutôt que la concentrer à leurs extrémités. La sangle FlexBuddy® est cousue sur mesure dans l’atelier de couture de SARAL, celui qui coud aussi nos housses de garnissage. Notre page garnissage et couture décrit ce que fabrique l’atelier.
En production de série, deux choses rendent une sangle cousue reproductible. La première est la découpe et le marquage de la bande, pour que chaque boucle sorte à la même longueur. La seconde est un schéma de couture fixe pour chaque couture, avec la même longueur de point et le même nombre de passages sur chaque sangle, car la résistance d’une couture dépend des deux. Notre article sur le garnissage des chaises en bois explique comment les revêtements et les tissus sont spécifiés et essayés ; la même rigueur s’applique à une sangle.

Contrôle qualité et essais de résistance
FlexBuddy® est soumis à des essais de résistance. Les chiffres ne sont pas encore publiés : cette section explique donc ce qu’impliquent de tels essais plutôt que leurs résultats.
Essayer la sangle et les coutures
Les essais textiles sont normalisés. L’EN ISO 13934-1 mesure la force maximale et l’allongement d’une étoffe par la méthode sur bande, sur un dynamomètre à vitesse d’allongement constante ; elle est rédigée principalement pour les tissus.5 Les coutures ont leur propre méthode : l’EN ISO 13935-2 mesure la force maximale jusqu’à la rupture de la couture par la méthode d’arrachement (grab), pour les coutures droites des étoffes et des articles textiles confectionnés. L’édition 2014 a été remplacée par une édition 2026 en mai 2026.6 Ce type d’essai montre deux choses qui comptent pour une sangle : la force que supporte la bande elle-même, et si une couture cède avant la bande.
Essayer l’appareil complet
Un essai de l’appareil charge le FlexBuddy® comme le fait un utilisateur : une barre tenue, l’autre tirée, la sangle entre les deux. Une traction statique vérifie que rien ne se déchire, ne glisse ni ne fend sous une charge bien supérieure à celle qu’une personne peut exercer ; un essai cyclique répète de nombreuses fois une traction plus faible, ce qui correspond à la façon dont les coutures et le bois s’usent réellement. Le même raisonnement est appliqué aux essais de mobilier, où les essais statiques sont associés à des essais de fatigue. Notre article sur la fabrication des chaises en bois massif explique pourquoi.
Emballé, calé, prêt à expédier
FlexBuddy® ne quitte pas SARAL sous forme de barres et de sangles. Chaque appareil part dans son emballage de vente définitif, avec ses cales, prêt à être expédié au client final. Pour un petit produit vendu en ligne, cela compte : le carton qui quitte notre entrepôt est celui que le client ouvre. Lignes d’emballage, entrepôt et logistique font partie de nos services complémentaires.
Les résultats en chiffres
Ce que nous avons appris
- Les produits simples n’ont nulle part où se cacher. Avec deux barres et une sangle, chaque arête, chaque couture et chaque millimètre de longueur de boucle sont le produit.
- Une couture est un assemblage structurel. Les points de la sangle méritent le même soin qu’un assemblage collé dans un bâti de chaise, dans leur disposition, leur couture et leurs essais.
- Le bois et le textile doivent être conçus ensemble. Le diamètre de la barre, la largeur de la boucle et la façon dont la sangle s’enroule forment un seul problème de conception ; le résoudre dans une seule usine va plus vite que coordonner deux fournisseurs.
- Un atelier créé pour un produit profite au suivant. L’atelier de couture mis en place pour le coussin FeetUp® a donné à FlexBuddy® sa sangle.
Liste des produits
Les produits FlexBuddy® fabriqués chez SARAL :
Questions fréquentes
En quoi est fait le FlexBuddy ?
De deux barres en hêtre naturel et d’une sangle en coton. La sangle est cousue sur mesure chez SARAL ; le FlexBuddy Plus ajoute une boucle supplémentaire.2,3
Comment régler un FlexBuddy ?
Pour les grands écarts, on déplace la barre des pieds dans une autre boucle de la sangle ; pour les petits, on fait rouler la barre des mains pour que la sangle s’enroule autour.1
Comment essaie-t-on une sangle d’étirement ?
On essaie la bande en force de traction maximale, par exemple par la méthode sur bande de l’EN ISO 13934-1, et les coutures en force jusqu’à la rupture par la méthode d’arrachement (grab) de l’EN ISO 13935-2. L’appareil complet est chargé en statique et en cycles, comme à l’usage.5,6