Comment lire ce rapport de marché
Ceux qui cherchent « prix du bois 2026 » espèrent un chiffre par mètre cube. Pour les feuillus, ce chiffre n’existe pas. Le chêne et le hêtre se vendent en des dizaines de choix, de diamètres, d’épaisseurs et de niveaux d’humidité, et la plupart des ventes sont des contrats privés. Ce qui existe, ce sont quelques séries officielles qui montrent l’orientation du marché. Nous en utilisons trois.
- Prix des grumes : l’indice allemand des prix à la production des produits de l’exploitation forestière des forêts domaniales, publié par Destatis. C’est la plus longue série publique de prix des grumes feuillues en Europe centrale.1,2
- Production et commerce : la base de données forestière de FAOSTAT, qui rassemble les statistiques nationales sur la production, les importations et les exportations de sciages. Certains chiffres nationaux, dont ceux de la Roumanie, sont des estimations, et nous les signalons comme telles.3
- Valeurs des échanges : la base Comext d’Eurostat sur le commerce extérieur et intra-UE par code de produit, qui donne les valeurs et les poids pour 2025.5
Les revues annuelles du marché des produits forestiers de la CEE-ONU et de la FAO pour 2024–25 et 2025–26 seraient normalement une quatrième source. Leur site a bloqué notre accès automatisé : cet article ne les cite donc pas. Lorsque nous utilisons la CEE-ONU, il s’agit de l’édition 2021–22, reproduite par le Service forestier des États-Unis.
Prix des grumes : chêne et hêtre depuis 2010
L’indice allemand mesure ce que perçoivent les entreprises forestières domaniales pour leurs grumes, par rapport à 2015. C’est un indice de prix, pas un prix en euros par mètre cube, et il porte sur le bois rond, pas sur les sciages. Il reste le meilleur signal public du coût de la matière première pour une scierie européenne de chêne ou de hêtre.
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| Année | Chêne | Hêtre | Épicéa (pour comparaison) |
|---|---|---|---|
| 2010 | 83,6 | 86,3 | 82,9 |
| 2011 | 92,8 | 94,5 | 98,1 |
| 2012 | 95,4 | 96,2 | 100,4 |
| 2013 | 95,5 | 94,9 | 100,3 |
| 2014 | 96,8 | 98,3 | 104,6 |
| 2015 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 2016 | 103,7 | 102,1 | 95,3 |
| 2017 | 107,8 | 102,2 | 96,1 |
| 2018 | 113,6 | 104,3 | 92,7 |
| 2019 | 120,2 | 103,8 | 74,4 |
| 2020 | 114,8 | 101,0 | 62,4 |
| 2021 | 116,4 | 103,1 | 79,0 |
| 2022 | 129,4 | 116,8 | 102,1 |
| 2023 | 143,1 | 133,5 | 101,6 |
| 2024 | 129,6 | 123,9 | 100,2 |
| 2025 | 129,2 | 127,5 | 111,0 |
Forêts domaniales allemandes uniquement. Un indice montre une tendance, pas des niveaux de prix en euros. Source: Destatis, tableau 61231 (Index der Erzeugerpreise forstwirtschaftlicher Produkte aus den Staatsforsten), séries Stammholz Eiche, Buche, Fichte, via DBnomics.
Trois éléments ressortent. D’abord, le chêne a augmenté presque sans interruption depuis 2010. Son indice est passé de 83,6 en 2010 à 120,2 en 2019, a fléchi en 2020, puis a bondi à 143,1 en 2023. En 2025, il s’établissait à 129,2, encore environ 29 % au-dessus de 2015.1 Ensuite, le hêtre est resté entre environ 95 et 104 de 2011 à 2021, puis a gagné près de 30 % en deux ans, jusqu’à 133,5 en 2023. Il a terminé 2025 à 127,5.1 Enfin, l’épicéa montre à quel point les résineux se comportent différemment. Il est tombé à 62,4 en 2020 et est remonté à 111,0 en 2025.1
Lire l’indice des prix des forêts domaniales allemandes
La série utilisée ici est celle des « grumes » (Stammholz), c’est-à-dire le bois d’œuvre, la part de la récolte qui va aux scieries. Destatis publie aussi des sous-séries par classe de qualité (A, B, C) et par classe de diamètre. Elles racontent une histoire plus détaillée. Les grumes de chêne de qualité B ont atteint 148,9 en 2023 et 139,9 en 2025. Le chêne de qualité B de la classe de diamètre L5, plus grosse, est monté encore plus haut, à 167,7 en 2023, avant de redescendre à 142,8 en 2025.1 Ce sont les grosses grumes de chêne de bonne qualité qui ont connu les plus fortes variations.
L’indice est allemand : il ne dit donc rien directement des niveaux de prix en Roumanie. Il est utile comme signal de tendance sur le marché des grumes d’Europe centrale, où les scieries allemandes, françaises, roumaines et croates achètent les mêmes essences.
2026 jusqu’ici : les données mensuelles
Destatis publie aussi l’indice chaque mois. En 2025, la série du chêne a culminé en avril à 134,7, et celle du hêtre en octobre à 133,5.2 Jusqu’en août 2026, le chêne a évolué latéralement entre environ 126 et 137. Le hêtre a glissé vers le bas et s’établissait à 119,8 en août, après un creux à 114,1 en juillet.2 L’épicéa, à l’inverse, a continué de monter, jusqu’à environ 131 en juillet et en août.2
Deux points mensuels ne font pas une tendance, et les valeurs mensuelles varient avec la composition des grumes vendues. La lecture prudente est que les prix des grumes feuillues allemandes ont reculé depuis leur pic de 2023 mais ne sont pas revenus aux niveaux d’avant 2022.
Le sciage européen des feuillus en chiffres
La hausse des prix des grumes n’a pas entraîné davantage de sciage. L’addition des chiffres FAOSTAT des 27 États membres de l’UE donne environ 10,3 millions de m³ de sciages feuillus (non résineux) en 2018 et environ 8,6 millions de m³ en 2023, soit environ 16 % de moins.3 Les importations et les exportations de cette somme comprennent les échanges entre pays de l’UE. Les unes et les autres ont aussi fortement reculé en 2023.
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| Année | Production | Exportations | Importations |
|---|---|---|---|
| 2015 | 9 958 milliers de m³ | 5 293 milliers de m³ | 3 883 milliers de m³ |
| 2016 | 10 307 milliers de m³ | 5 237 milliers de m³ | 4 039 milliers de m³ |
| 2017 | 10 192 milliers de m³ | 5 820 milliers de m³ | 4 275 milliers de m³ |
| 2018 | 10 291 milliers de m³ | 5 544 milliers de m³ | 5 009 milliers de m³ |
| 2019 | 10 083 milliers de m³ | 5 427 milliers de m³ | 5 529 milliers de m³ |
| 2020 | 9 042 milliers de m³ | 5 399 milliers de m³ | 4 353 milliers de m³ |
| 2021 | 9 703 milliers de m³ | 5 996 milliers de m³ | 5 090 milliers de m³ |
| 2022 | 9 764 milliers de m³ | 5 870 milliers de m³ | 4 443 milliers de m³ |
| 2023 | 8 631 milliers de m³ | 4 638 milliers de m³ | 3 193 milliers de m³ |
Notre somme de données nationales qui mêlent chiffres officiels et estimations. Les échanges incluent le commerce entre pays de l’UE. 2024 omis en raison d’une anomalie de déclaration pour la Lettonie. Source: FAOSTAT, Forestry Production and Trade, fichier Forestry_E_Europe (1er avril 2026), poste sciages non conifères ; somme calculée par SARAL.
Nous nous arrêtons à 2023, car la somme FAOSTAT de 2024 n’est pas comparable. Un pays, la Lettonie, déclare pour 2024 un chiffre invraisemblable de 696 m³ de sciages feuillus.3 Les chiffres sont une simple somme de données nationales, qui mêlent chiffres officiels, estimations de la FAO et chiffres d’organisations professionnelles.
Qui produit : Roumanie, France, Croatie, Allemagne
Quatre pays scient près de la moitié des feuillus de l’UE. La Roumanie a été le premier producteur dans les données FAOSTAT chaque année de 2015 à 2023, bien que ses chiffres soient des estimations ; en 2024, le chiffre de la France était plus élevé. Les quatre ont perdu du volume depuis 2021.3
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| Année | Roumanie (estimation) | France | Allemagne | Croatie |
|---|---|---|---|---|
| 2015 | 1 700 milliers de m³ | 1 291 milliers de m³ | 1 056 milliers de m³ | 1 221 milliers de m³ |
| 2016 | 1 700 milliers de m³ | 1 488 milliers de m³ | 1 088 milliers de m³ | 1 214 milliers de m³ |
| 2017 | 1 600 milliers de m³ | 1 498 milliers de m³ | 1 117 milliers de m³ | 1 190 milliers de m³ |
| 2018 | 1 600 milliers de m³ | 1 366 milliers de m³ | 1 160 milliers de m³ | 1 161 milliers de m³ |
| 2019 | 1 600 milliers de m³ | 1 254 milliers de m³ | 1 266 milliers de m³ | 1 199 milliers de m³ |
| 2020 | 1 615 milliers de m³ | 1 133 milliers de m³ | 1 002 milliers de m³ | 1 042 milliers de m³ |
| 2021 | 1 700 milliers de m³ | 1 313 milliers de m³ | 1 103 milliers de m³ | 1 042 milliers de m³ |
| 2022 | 1 450 milliers de m³ | 1 446 milliers de m³ | 1 028 milliers de m³ | 1 140 milliers de m³ |
| 2023 | 1 200 milliers de m³ | 1 198 milliers de m³ | 900 milliers de m³ | 836 milliers de m³ |
| 2024 | 1 100 milliers de m³ | 1 198 milliers de m³ | 824 milliers de m³ | 923 milliers de m³ |
Roumanie : estimations de la FAO et chiffres d’organisations professionnelles, arrondis. France 2024 : imputé. Allemagne et Croatie : chiffres officiels pour l’essentiel. Source: FAOSTAT, Forestry Production and Trade, fichier Forestry_E_Europe (1er avril 2026), poste sciages non conifères.
La production de l’Allemagne, une série officielle, est passée de 1,27 million de m³ en 2019 à 0,82 million de m³ en 2024. La Croatie est passée de 1,20 à 0,92 million de m³ sur la même période. La France s’est maintenue à environ 1,2 million de m³ en 2023–2024, bien que sa valeur de 2024 soit imputée.3 L’enquête des fédérations européennes des scieries et du commerce du bois (EOS/ETTF), qui couvre onze pays, montre le même tableau : environ 5,9 millions de m³ en 2023 et une prévision de 5,7 millions de m³ pour 2024.6
Ce qui a mis les scieries sous pression
La revue CEE-ONU/FAO de 2021–22 citait des pressions qui s’appliquent toujours. La hausse des coûts de l’électricité était « un grand défi » pour les scieries européennes de feuillus. Le hêtre d’Europe centrale a souffert des étés chauds et secs de 2018–2020 et de 2022, avec de nombreux arbres morts, dépérissants ou affaiblis. Et la concurrence internationale pour la matière première alimentait les exportations de grumes de chêne, pour l’essentiel non transformées, principalement vers la Chine.7 Ce sont les petites et moyennes scieries qui ont le plus souffert. Une étude citée dans la même revue a constaté qu’environ 26 % des scieries de feuillus de Wallonie, en Belgique, ont fermé entre 2010 et 2020.7

Le facteur chinois : les grumes de hêtre et de chêne quittent l’Europe
Depuis une décennie, les acheteurs chinois sont les enchérisseurs marginaux des grumes feuillues européennes. En 2021, les importations chinoises de grumes de chêne européen ont augmenté de plus de 25 % pour dépasser 700 000 m³, et la Chine a aussi absorbé 29 % des exportations européennes de sciages feuillus, soit environ 950 000 m³.7 Début 2022, la Russie a interdit l’exportation de grumes. Elle fournissait un peu moins d’un cinquième des importations chinoises de grumes de chêne, et les grumes européennes ont comblé le manque. La Bosnie-Herzégovine, la Croatie et la Serbie ont réagi par des interdictions temporaires d’exportation de 60 à 90 jours sur certains produits du bois, dont les grumes de chêne.7
Le hêtre suit le même schéma. L’Allemagne a exporté 626 000 m³ de grumes de hêtre en 2024, dont 274 000 m³ vers la Chine.8 La Chine a importé 555 000 m³ de grumes de hêtre au cours des dix premiers mois de 2025, à peu près autant qu’un an plus tôt. L’Allemagne en a fourni 241 300 m³ et la France 93 400 m³, tandis que les livraisons de la Slovaquie ont plus que doublé, à 61 100 m³.4
La Roumanie apparaît à peine dans ces flux. FAOSTAT enregistre des exportations roumaines de bois rond industriel feuillu d’environ 22 000 m³ en 2024, contre environ 1,01 million de m³ pour l’Allemagne et 1,84 million de m³ pour la France.3 Le hêtre et le chêne roumains sont sciés et transformés en Roumanie.
Sanctions contre la Russie et la Biélorussie : ce qui a disparu du marché
Depuis 2022, l’UE interdit les importations de bois et d’ouvrages en bois du chapitre 44 en provenance de Russie, les contrats existants pouvant être exécutés jusqu’au 10 juillet 2022.9 Une interdiction équivalente portant sur les produits du bois en provenance de Biélorussie a été adoptée le 2 mars 2022, les contrats existants pouvant être exécutés jusqu’au 4 juin 2022.10 FAOSTAT montre l’effet sur les feuillus. Les exportations de sciages feuillus de la Biélorussie sont passées de 428 000 m³ en 2021 à environ 2 000 m³ en 2023. Celles de la Russie sont passées de 1,99 million de m³ en 2021 à 1,12 million de m³ en 2024.3
Dans le classement des pays prévu par le RDUE, les deux pays sont classés à risque élevé, la catégorie la plus stricte. Les sanctions tiennent de toute façon leur bois hors de l’UE. Notre guide du RDUE explique ce que signifie pour les acheteurs ce règlement, qui s’applique à partir du 30 décembre 2026.
Roumanie : grand producteur, transformation sur place, production en baisse
Dans FAOSTAT, la production roumaine de sciages feuillus passe d’environ 1,7 million de m³ en 2015 et 2021 à environ 1,1 million de m³ en 2024. Ce sont des estimations de la FAO et des chiffres fournis par des organisations professionnelles, pas des statistiques officielles : considérez-les comme approximatifs.3 Ils concordent avec les chiffres roumains de l’enquête EOS/ETTF de 2024 : 1,1 million de m³ produits et 500 000 à 600 000 m³ exportés en 2023–2024, l’année 2024 étant présentée comme une prévision.6
L’ASFOR, l’association des entreprises forestières et du bois de Roumanie, a attribué dans cette enquête le recul à une récolte plus faible en 2023 et à des « prix relativement élevés de la ressource primaire en bois ». Elle citait aussi une demande à l’exportation plus faible et une baisse de la demande intérieure de bois de chauffage.6 Les exportations officielles de sciages feuillus sont passées de 806 000 m³ en 2015 à 461 000 m³ en 2022. Les estimations pour 2023–2024 les situent entre 500 000 et 600 000 m³.3
Les données d’Eurostat sur les échanges de 2025 apportent le détail par essence. Elles sont exprimées en euros et en tonnes, pas en mètres cubes.
| Essence (code SH) | Valeur 2019, M€ | Valeur 2025, M€ | Poids 2019, milliers de t | Poids 2025, milliers de t | € par t 2019 | € par t 2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Hêtre (4407 92) | 142,6 | 109,0 | 344,0 | 202,6 | 415 | 538 |
| Chêne (4407 91) | 27,0 | 52,5 | 32,8 | 80,5 | 822 | 652 |
| Frêne (4407 95) | 3,8 | 6,1 | 4,6 | 6,2 | 836 | 983 |
Les poids sont en tonnes, pas en mètres cubes. Une valeur par tonne fait la moyenne de tous les choix, épaisseurs et états de séchage : ce n’est donc pas une liste de prix. Source: Eurostat, Comext DS-045409, déclarant Roumanie, partenaire monde, exportations, interrogé le 23 octobre 2026. Valeur par tonne = valeur divisée par le poids, calculée par SARAL.
La Roumanie a exporté moins de hêtre en poids en 2025 qu’en 2019, mais la valeur moyenne par tonne a augmenté d’environ 30 %. Les exportations de chêne ont plus que doublé en poids, tandis que leur valeur par tonne a baissé. Cela traduit en général un autre mélange de choix et de produits, pas un chêne moins cher.5 Une valeur unitaire à l’exportation fait la moyenne de tout, des planches à palettes aux choix d’ameublement séchés au séchoir : ce n’est donc pas une liste de prix. Pour le parcours du bois de la forêt à la scierie en Roumanie, voir les forêts feuillues de Roumanie en chiffres.
De quoi se compose une offre de sciages
La Roumanie n’a pas d’indice public des prix des sciages de chêne ou de hêtre ; nous n’avons trouvé aucune série officielle de l’institut national de la statistique. Les prix affichés en ligne (« preț m³ cherestea stejar ») mélangent les choix, les épaisseurs, le bois frais de sciage et le bois séché au séchoir : ils sont donc difficiles à comparer. Une offre se construit à partir de quelques blocs de coûts que l’acheteur peut vérifier.
- La grume. Le choix et le diamètre déterminent le prix de la grume, comme le montrent les sous-indices allemands. Ce sont les grosses grumes de chêne sans défaut qui ont le plus augmenté.1
- Le rendement. Une scierie ne transforme qu’une partie de chaque grume en planches vendables, et qu’une partie de ces planches dans les choix sans défaut dont l’ameublement a besoin. Notre guide du classement des sciages feuillus explique comment le choix fixe le rendement en pièces utilisables.
- Le séchage. Le séchage artificiel est l’étape la plus énergivore de la production de sciages. Voir notre article sur le séchage artificiel des feuillus pour l’énergie par mètre cube et les durées de séchage.
- La transformation. L’optimisation, le délignage, le rabotage et le collage transforment les planches sciées en pièces. Chaque étape a un coût, mais élimine aussi les défauts que vous paieriez sinon pour purger vous-même.
- La documentation. À partir du 30 décembre 2026, le bois mis sur le marché de l’UE doit être accompagné de la documentation exigée par le RDUE. Un fournisseur capable de remettre les numéros de référence épargne du travail à l’acheteur.

Ce que cela signifie pour les acheteurs en 2026
Trois conclusions pratiques découlent des données. Elles sont notre lecture des données, pas des prévisions.
- La matière première a peu de chances de devenir bon marché. Même après la correction de 2024, les indices des grumes de chêne et de hêtre étaient en 2025 de 27 à 29 % au-dessus de 2015, et les valeurs mensuelles de 2026 sont restées dans une fourchette.1,2
- Les capacités sont plus minces. La production européenne de sciages feuillus était en 2023 inférieure d’environ un sixième à celle de 2018.3 Moins de scieries, c’est moins de solutions de repli quand un fournisseur est complet.
- L’origine et la documentation comptent davantage. Les sanctions ont retiré le bois russe et biélorusse, et le RDUE ajoute une exigence de documentation pour tout le bois mis sur le marché de l’UE à partir du 30 décembre 2026.9,10
Pour un acheteur, cela plaide pour des fournisseurs moins nombreux et plus proches, qui maîtrisent une plus grande partie de la chaîne de la grume à la pièce, et pour des cahiers des charges qui demandent le choix dont une pièce a besoin plutôt que le meilleur choix disponible.
Comment nous achetons et transformons chez SARAL
Comment comparer des offres de bois feuillus
- Même choix, mêmes règles. Demandez quelles règles de classement l’offre utilise, par exemple l’EN 975-1 pour le chêne et le hêtre ou la NHLA pour le bois américain, et quel choix.
- Même humidité. Le bois frais de sciage, séché à l’air et séché au séchoir sont des produits différents. Demandez l’humidité visée et la tolérance.
- Même mesure. Demandez si le volume est mesuré frais ou sec, nominal ou net, et si les planches non délignées sont mesurées à mi-largeur.
- Mêmes documents. Demandez quelles informations RDUE accompagnent la livraison et qui est l’opérateur.
- Validité du prix et indexation. Sur un marché des grumes volatil, demandez combien de temps le prix tient et s’il est lié à un indice.
Questions fréquentes
Pourquoi le chêne est-il si cher ?
Parce que les grumes de chêne sont devenues plus rares et plus disputées. L’indice allemand des grumes de chêne est passé de 100 en 2015 à 143,1 en 2023, sous l’effet d’une forte demande, des exportations de grumes vers la Chine et, à partir de 2022, de la perte de l’offre russe vers la Chine. Il était encore à 129,2 en 2025.1,7
Quel est le prix du chêne au m³ ?
Il dépend du choix, du diamètre, de l’épaisseur et de l’humidité : tout chiffre unique induit en erreur. Les sources officielles publient des indices plutôt que des prix en euros. Comparez les offres pour un même choix, une même humidité et une même façon de mesurer le volume.
Les prix du bois vont-ils baisser en 2026 ?
Jusqu’en août 2026, les prix des grumes feuillues allemandes étaient inférieurs à leur pic de 2023 mais nettement au-dessus de 2015. Le chêne a évolué latéralement et le hêtre a légèrement reculé, tandis que l’épicéa a augmenté.2 Nous ne faisons pas de prévisions.
Combien de sciages feuillus la Roumanie produit-elle ?
Environ 1,1 million de m³ de sciages feuillus en 2024 selon FAOSTAT et l’enquête EOS/ETTF, dont environ 500 000 à 600 000 m³ exportés. Les deux chiffres sont des estimations.3,6
